Méli-mélo - Un dialogue quotidien avec la terre

Daniela et Lahcen, céramistes

Un dialogue quotidien avec la terre

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L’histoire de la poterie a commencé pour Daniela Schlagenhauf en 1976, lors de ses débuts comme stagiaire dans divers ateliers, avant de s’installer à son compte à Sainte-Eulalie, dans le Cantal, en 1982.

Ce qui intéresse Daniela, c’est le touché et le matériau. Car avec ce matériau, on peut faire des objets à la fois utilitaires et artistiques. « Il y a toujours cette relation à la terre, et moi j’aime lier les deux, parce que ça me permet d’exprimer des choses tout à fait contemporaines. C’est une recherche permanente », souligne-t-elle. Lahcen Taghda, lui, était gérant d’une société de tourisme au Maroc, et il a tout quitté par amour afin de rejoindre Daniela dans le Cantal, « désert vert » comme il le dit. Lahcen est marié à Daniela depuis cinq ans, et travaille la poterie avec elle. Ils font essentiellement des objets d’art et des pièces de déco, et sont tous deux déclarés comme “artistes plastiques en céramique” à la Maison des Artistes. « On est complètement libres, même si on ne sait pas toujours ce qu’on va gagner », dit Daniella.

Contraintes et apprentissage

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Très habiles et tous les deux manuels, ils sont aussi très méticuleux et créatifs, qualités indispensables à ce métier. Mais tandis que Daniella maîtrise la technique, Lahcen l’apprend et l’interprète à sa façon depuis quatre ans. « Je suis loin de dire que je suis un bon “tourneur”. Pour l’instant ce n’est pas encore ça. C’est assez long pour devenir céramiste », poursuit Lahcen.

En matière de distribution des œuvres, ils vendent leur collection sur les marchés de potiers, de mars à décembre. Puis ils exposent temporairement d’autres œuvres dans des galeries d’art en France, en Espagne et en Belgique. Certaines pièces se vendent tout de suite, et d’autres à plus long terme. « Ce qui détermine le prix de l’objet, c’est la notoriété de l’artiste, donc il y a plein de paramètres possibles. Un céramiste n’est pas forcément un artisan, mais ce métier a des contraintes ; les pièces ne doivent pas seulement être pensées puis réalisées,
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mais aussi être cuites au four, ce qui nécessite un apprentissage », poursuit Daniela. « Mais l’essentiel dans notre façon de vivre la céramique est le chemin, une sorte de dialogue avec la terre, qu’on poursuit au jour le jour, les mains plongées dans la glaise pour exprimer un message qui prend corps dans des pièces uniques ». En France, ils exposent aussi de façon permanente dans neuf galeries jusqu’à aujourd’hui, dont la galerie Argile1 à Clermont-Ferrand. Et il est prévu, à partir du 5 décembre 2008, une exposition dans une galerie parisienne2.

Cy.D. & S.D.

1 : Contact : 2, rue des Chaussetiers, Clermont-Fd
2 : Galerie la Célestine, 5 bis rue Saint-Paul, Paris IVe
site : www.schlagenhauf-ceramique.com

Date de création : 06/11/2008 @ 23:16
Dernière modification : 06/11/2008 @ 23:18
Catégorie : Méli-mélo
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