Quoi de neuf ? - Contrats aidés : la menace

Contrats aidés : la menace

Le financement des contrats aidés devrait connaître en 2008 une baisse douloureuse (voir article suivant), remettant en question la pérennité de beaucoup d’associations dépendantes de l’existence de ce type de contrats.

Aujourd’hui, ils garantissent en effet la survie d’initiatives locales dont la dimension sociale revêt une importance trop souvent méconnue par les pouvoirs publics, alors même que nombre de structures en charge du service public – à commencer par la santé et l’éducation – ne pourraient aujourd’hui fonctionner décemment sans cet apport humain considérable. Et le désengagement progressif de l’État laisse les collectivités locales de plus en plus seules face au problème : un surcoût énorme et toujours croissant.

Cette situation aura pour corollaire probable de rendre plus complexe encore le dialogue entre les associations et les financeurs, ces derniers étant bien souvent éloignés des réalités du terrain et portés à raisonner en termes économiques plutôt qu’humains. Jusqu’à en oublier parfois qu’il y a derrière chaque contrat un homme ou une femme et ses compétences, son expérience, son investissement personnel et des relations humaines qu’on ne remplace pas facilement. Une des faiblesses de ces contrats, c’est d’ailleurs cette composante de durée parfois inadaptée à certaines missions. Dans le domaine social par exemple, où les travailleurs ont besoin de temps pour se fondre dans un environnement local, se faire accepter parmi la population et tisser les relations nécessaires à l’établissement de la confiance : certains projets se mènent sur le long terme...

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Les contrats aidés ont connu de nombreux avatars depuis vingt ans, et chaque gouvernement y est allé de ses retouches, la dernière en 2005, ajoutant à la confusion et au malaise et suscitant de nombreuses interrogations quant à ses intentions. On peut aujourd’hui se demander s’il y a jamais eu une réelle volonté de l’État de donner à cette initiative les moyens d’une mise en œuvre efficace, ou si les pouvoirs publics ne s’efforcent pas seulement de masquer leur incapacité à proposer une solution valable à la réinsertion dans le monde du travail de nombre de personnes dont l’emploi a été laminé par les changements économiques, et qui se sont retrouvées en grande difficulté. Cependant, malgré leurs défauts dont le premier est la précarité, ces emplois subventionnés offrent encore pour beaucoup – plus de 3 000 personnes dans le Puy-de-Dôme – une échappatoire au chômage et une opportunité de se former et d’entreprendre un projet professionnel.

La réduction drastique qui s’annonce est un message fort et clair de la part du gouvernement. Dorénavant, il semblerait que le secteur associatif, pourtant générateur de liens sociaux forts, et parfois même d’un peu de réinsertion, doive s’en remettre encore un peu plus à la grâce des partenaires locaux pour assurer sa survie. Pharaon a parlé...

S.J.

Date de création : 27/02/2008 @ 12:12
Dernière modification : 27/02/2008 @ 12:22
Catégorie : Quoi de neuf ?
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