LA CULTURE EN FAMILLE

Aller vers le bio ?

Près de Beauregard-l’Evêque, l’exploitation de la famille Inacio est comme un grand potager offrant une large variété de produits de saison.

photo Inacio

Au fil de sa carrière d’ouvrier, M. Inacio, originaire du Portugal, a acquis peu à peu cinq parcelles dispersées autour de la commune de Beauregard-l’Evêque – 2 hectares en tout. En 1989, après un emploi sans suite dans un garage, son fils Philippe (ci-contre) accepte la proposition paternelle de rejoindre la petite exploitation familiale. Elle dispense une grande variété de légumes et quelques fruits, judicieusement répartis en fonction de l’orientation et de l’ensoleillement de chacune des parcelles, les plantes étant ainsi naturellement plus résistantes. Les terres sont irriguées au goutte-à-goutte grâce à l’eau de pluie récupérée, également utilisée pour laver les récoltes, mais aussi à un forage d’une trentaine de mètres de profondeur – l’ensemble est tout de même complété, en cas de sécheresse, par un compteur d’eau.

10-12 heures par jour d’été

Issue d’une agriculture raisonnée où l’on n’utilise pas d’engrais chimiques, chaque variété est choisie car elle correspond bien au climat et à la terre de la région. « Nous pratiquons une culture raisonnée », explique Philippe, « en utilisant des pesticides uniquement en cas de nécessité : maladie, insectes… Ce sont de simples traitements de contact, dont les traces disparaissent en trois jours, et qui sont préférables aux traitements systématiques qui génèrent des résidus jusqu’à un mois après leur arrêt. On utilise bien sûr nos produits invendus pour faire du compost et du fumier, et on emploie aussi un amendement organique – du compost végétal mélangé à des “chiquettes” de mouton, désinfecté à la vapeur –, et enfin de la corne broyée en copeaux, un résidu de la fabrication de manches de couteaux ! » Il envisage des changements lorsqu’il reprendra l’exploitation à son nom : « Passer en “bio” est une perspective réaliste, car on n’en est vraiment pas loin, et peut-être se limitera-t-on à la culture des légumes qui demandent moins de main-d’œuvre, comme les tomates, salades, concombres, radis et poivrons. » En complément, la maison Inacio élève aussi de la volaille : quelque 70 poules pondeuses et une centaine de poulets. Pour rentabiliser l’exploitation, la famille ne ménage pas sa peine : l’été, les journées durent facilement dix à douze heures !

ClR, J.F.M. & G.D.

Date de création : 18/07/2007 @ 15:46
Dernière modification : 06/11/2007 @ 15:58
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