GEIQ EPI

Comment se glisser dans une boîte

Entreprise pour l’insertion (EPI) est un groupement d’employeurs pour l’insertion et la qualification (GEIQ1). Elle accompagne des jeunes embauchés en contrats aidés, ce qui leur ouvre une formation professionnelle.

carole.jpg
Depuis 1997, cette association loi 1901 réunit une trentaine d’entreprises du Puy-de-Dôme, de secteurs divers : industrie, administration, logistique, télécom, EDF… Créée et financée à 71 % 2 par elles, EPI compte quatre salariées : une directrice, Véronique de Guittard Chambonnière, deux chargées de médiation, Brigitte Maso-Mainguy et Carole Verdier (photo ci-contre), et une assistante de gestion, Virginie Sabin Michel. Elle s’adresse aux jeunes de 18 à 25 ans, en rupture avec le système scolaire, social ou familial, ou encore sans qualification, demandeurs d’emploi ou allocataires du RMI.

Lorsqu’une entreprise du GEIQ veut embaucher, EPI établit et diffuse l’offre auprès de ses partenaires – ANPE, Chomactif, missions locales, CCAS, circonscriptions d’actions médico-sociales… – qui en retour lui font part des candidatures. EPI effectue alors une première sélection sur CV et entretiens et retient deux ou trois candidats. Le choix final est fait par l’entreprise lors d’un second entretien. L’objectif est de permettre à ces personnes d’acquérir des compétences professionnelles, sanctionnées ou non par un diplôme (du BEP à la licence professionnelle), en alternant périodes pratiques en entreprise et formation théorique. Elles signent avec EPI des contrats en alternance de 6 à 24 mois3 ; aujourd’hui, 21 personnes sont en contrat de professionnalisation et 29 en contrat d’apprentissage.

Un des points forts, explique Carole Verdier, c’est l’accompagnement des jeunes pendant tout le contrat et même au delà, mais sans non plus les materner, la difficulté étant de trouver le juste milieu. « Je fais du terrain, je les vois régulièrement en entreprise pour faire le point sur leurs objectifs, la formation, et fixer des axes de progression. » Le souhait est de les aider à mettre le pied à l’étrier. « Je suis intimement persuadée que les entreprises veulent vraiment former ces jeunes, les remettre en confiance et leur donner l’envie de bosser, et non pas se servir d’une main-d’œuvre bon marché », confie Carole. En effet, chaque jeune a dans son entreprise un tuteur qui est son “maître d’apprentissage”. Les tuteurs – une soixantaine chaque année – sont très investis dans ce qu’ils font, ils aiment leur métier et ont envie de transmettre leur savoir. Au moindre souci (absentéisme, notamment), avant que les choses ne s’enveniment, ils appellent EPI pour trouver des solutions, afin de mettre toutes les chances du côté du jeune. De ce fait, il y a très peu de ruptures de contrat, et un énorme taux de réussite : en 2005, environ 80 % de succès aux examens et pas moins de sorties vers l’emploi, la formation ou la création d’activité.

M.L.

1. Label correspondant à une charte nationale des GEIQ.
2. S’y ajoutent 16 % de l’Agefos-PME (organisme financeur de formations) et 13 % de l’État, des Conseils régional et général ainsi que de la CCI de Clermont-Issoire.
3. Contrats aidés par l’État et Agefos-PME, les salaires allant de 30 à 80 % du SMIC suivant le type de contrat, l’âge et la qualification du salarié.

Date de création : 23/05/2007 @ 14:59
Dernière modification : 06/11/2007 @ 17:08
Page lue 385 fois

Imprimer l'article Imprimer l'article


Contact
Association Exclusif
ou
Journal Exclusif :
3, rue de la Treille,
63000 Clermont-Ferrand
04 73 91 34 16
fax : 04 73 91 03 24

Courriel du journal
Courriel de l'association
Abonnement au journal
Version mobile
Recherche



Visites

 1015554 visiteurs

 8 visiteurs en ligne

Webmaster - Infos
Préférences

Se reconnecter
---

Votre nom (ou pseudo) :

Votre code secret


 Nombre de membres 14 membres


Connectés :

( personne )
^ Haut ^