Un sport “à corps perdu” ?


Tony Piano, ancien entraîneur des entraîneurs d’aujourd’hui, a vu passer des milliers de jeunes dans cette antique salle de la rue Diderot, où plusieurs générations de lutteurs se retrouvent. « La lutte aide à être bien dans la vie ; quand on en fait, on n’a pas de complexes », explique-t-il. « Certains jeunes sont violents. La lutte les canalise et à ce moment-là ils peuvent se bagarrer “dans les normes”, en suivant le règlement. Ça remet les montres à l’heure, ça les aide à s’équilibrer », ajoute-t-il.
Ibrahim Selloum, lui, pratique la lutte depuis ses 8 ans. Il en a maintenant 33 : « J’aime tous les sports, mais c’est la lutte qui me correspond le mieux. Avoir une activité sportive m’a aidé dans la vie. » Aujourd’hui, Ibrahim est professeur d’éducation physique et sportive. Le choix de ce métier lui a permis de continuer la lutte (à haut niveau : il a été champion de France Excelllence en 2000 et 2002) et d’allier sport et études. « La lutte est un sport de contact », explique-t-il, « à Clermont, elle a très tôt été pratiquée par des fils d’ouvriers de Michelin. Plus la catégorie socio-économique est populaire, plus le rapport au corps est “humain” et on n’hésite pas à se toucher. »
Plusieurs études sociologiques ont été menées dans les années 60 et ont montré, en effet, la relation étroite entre la classe sociale des personnes et le sport qu’ils choisissent de pratiquer. Ainsi il y aurait des sports qui seraient typiques des catégories supérieures : des pratiques solitaires, distantes où les contacts corporels sont exclus ou réduits, comme par exemple le tennis et le ski. D’autres sports seraient plus caractéristiques des classes populaires : les sports collectifs, les sports de force, davantage marqués par la solidarité, un engagement physique, le contact direct ; par exemple le rugby, mais aussi l’haltérophilie, la boxe...

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M.L.

N.B. La lutte est un combat au corps à corps de deux lutteurs qui essaient de se faire tomber, ou de maintenir l’adversaire à terre sur les épaules. Il existe deux formes de lutte : le style “libre”, qui autorise les prises des jambes, et le style “gréco-romain”, où seules les prises entre la tête et la ceinture sont permises, les torsions et prises douloureuses étant interdites.

Date de création : 18/06/2006 @ 17:16
Dernière modification : 04/12/2006 @ 22:17
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