L’illettrisme… et le reste

Environ 9 % des Français ayant été à l’école sont illettrés à l’âge adulte : ils ne maîtrisent pas tous les “savoirs de base”, ou bien ils les ont oubliés. Ces savoirs sont la lecture, l’écriture, le calcul, la communication orale et les repères dans le temps et dans l’espace. L’illettrisme est souvent ressenti par les personnes concernées comme une incompétence personnelle, dont elles se sentent coupables ; elles n’en parlent pas facilement, ce qui ne les aide pas à résoudre leurs problèmes (voir ce témoignage).
La langue française – elle est la seule à le faire – distingue l’illettrisme de l’analphabétisme : ce dernier concerne les personnes qui n’ont pas eu accès au code écrit et à ces savoirs de base ; ce sont le plus souvent des personnes d’origine étrangère. Au total, on estime que 12 % des personnes de 18 à 65 ans résidant en France (et pas seulement celles ayant été scolarisées en France) sont “dans une situation préoccupante face à l’écrit”1.
Enfin, il existe une troisième catégorie de personnes en difficulté avec la langue : les personnes récemment arrivées en France, qu’elles aient ou non été scolarisées dans leur pays, et qui doivent apprendre le français comme une langue étrangère, d’où le sigle FLE qui désigne ces formations.

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Les différents acteurs de la lutte contre l’illettrisme sont coordonnés par une Agence nationale (ANLCI1) ; dans chaque région ou département, existe un organisme spécialisé dans ce domaine : ici, c’est le CRI Auvergne (voir ci-dessous). La politique de l’État est relayée par les directions régionales et départementales du Travail (DRTEFP Auvergne et DDTEFP du Puy-de-Dôme). Les différentes actions de prévention (chez les jeunes), d’aide et de formation (pour les 16-26 ans et les adultes) ont des financeurs variés selon les publics concernés : l’État, les collectivités territoriales, la Caisse d’allocations familiales, les fonds européens, des fondations privées…
En revanche, les actions de formation en alphabétisation et en FLE sont financées différemment, notamment par le Fonds d’action et de soutien pour l’intégration et la lutte contre les discriminations (FASILD). Concrètement, toutes ces actions – illettrisme, “alpha”, FLE – sont réalisées par différents organismes de formation, choisis sur appel d’offres et qui, par ailleurs, interviennent aussi dans d’autres domaines de formation.



1. Enquête Information et vie quotidienne 2004-2005 (INSEE), consultable sur le site Internet de l’ANLCI : www.anlci.fr, tél. 04 37 37 16 80.
À lire:
  • Lutter ensemble contre l’illettrisme, septembre 2003, éd. ANLCI.
  • L’illettrisme, Mieux comprendre pour mieux agir de M.T. Geffroy & V. Grasset-Morel, éd. Milan, 2003.

Date de création : 05/04/2006 @ 14:52
Dernière modification : 26/06/2006 @ 18:09
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