Marie Pénot

Itinéraire d’une passion



Marie Pénot est entrée à l’âge de 14 ans en pré-apprentissage à la suite d’un échec scolaire ; depuis, la coiffure est devenue pour elle une passion qui n’a jamais cessé. Malgré cela, elle n’obtient pas son CAP dames en 1984, mais ça s’arrange :
« Maintenant, avec cinq ans de travail en salon, on peut avoir le CAP avec la validation des acquis, et ça permet de passer le brevet professionnel. »
Elle travaille ensuite pendant onze ans en région parisienne, à Dormeuil dans le Val-de-Marne, avec pour patronne une ex-mannequin de chez Chanel :
« J’ai coiffé des bourgeoises, même des duchesses, dans une super ambiance que je n’ai jamais retrouvée depuis. »

Aller vers les clients



Les circonstances de la vie amènent un jour Marie à Clermont-Ferrand. Elle continue à se former et à travailler en salon pendant cinq ans – dont deux consacrés à sa formation et à ses enfants –, surtout pour connaître le rasage, les coupes classiques et modernes, la taille de barbe d’après des modèles précis en photo. Elle confie qu’elle adore coiffer les hommes.
En 2001-2002, elle obtient le CAP, version mixte cette fois, et en 2003 le BEP de coiffeuse visagiste.
L’année suivante, à 37 ans, Marie crée son entreprise de coiffure à domicile. Rapidement, des difficultés professionnelles et financières surgissent :
« L’URSSAF a été très compréhensive, à l’écoute : bonne communication, facilités de paiement… Les caisses maladie et retraite ont été tout aussi humaines. » Elle se déplace sur des secteurs tels que Durtol, Châtel-Guyon, Saint-Genès-Champanelle ou Le Cendre, et va aussi dans les hôpitaux, cliniques et maisons de retraite. Pour compléter ses revenus, elle travaille occasionnellement en salon.

« Le soutien de mon mari et de ma famille est essentiel, sinon, au moindre problème, on s’effondre très vite. »
Le but de Marie, c’est d’avoir un salon de coiffure avec des prestations d’onglerie, d’esthétique (pour laquelle elle se forme) et de conseil aux clients, afin de les aider à trouver la coiffure qui leur va, à se sentir bien.

Elle compte par ailleurs passer son brevet de maîtrise de coiffure. « Quand on a travaillé pour les uns ou les autres, on a besoin de créer quelque chose à soi ; c’est une fierté, le dernier échelon du métier, la consécration. »
Actuellement, avec la chambre de métiers qui la soutient, elle prépare un dossier de prêt pour reprendre un fonds de commerce et s’installer comme coiffeuse “sédentaire”.

Un aboutissement qui ne tient plus qu’à un cheveu.

M.V.

Date de création : 25/01/2006 @ 20:48
Dernière modification : 06/04/2006 @ 20:54
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