Le statut d’intermittent du spectacle

Le statut d’intermittent du spectacle


Le monde du spectacle demande une grande flexibilité à ses professionnels, pour qu’ils s’adaptent à de lourdes contraintes de disponibilité et de mobilité. Mais entre les “rushs” des représentations, l’artiste ou le technicien1 connaît des périodes “d’inactivité”.

Créé en 1936, et ayant subi diverses réformes, le statut d’intermittent permet de vivre décemment durant ces périodes creuses, grâce au versement d’une allocation-chômage spécifique. La dernière réforme datant de janvier 2004 a fixé les conditions d’admission suivantes : avoir travaillé un minimum de 507 heures en 10 mois et demi pour les artistes (soit 43 cachets, un cachet représentant 12 heures de travail salarié, ou 8 heures si ce cachet s’inscrit dans une série d’au moins 5 jours consécutifs de travail pour le même employeur), ou en 10 mois pour les techniciens. Des droits sont alors ouverts pour 243 jours “inactifs”, au terme desquels l’intermittent devra de nouveau justifier du nombre de cachets nécessaire à la reconduction du statut (le 243e jour est ce que l’on nomme la “date anniversaire”, qui est donc différente pour chacun).

Présentés comme cela, les intermittents passent facilement pour des privilégiés comparés aux salariés permanents qui travaillent plus de 1 600 heures en une année. Néanmoins, si les 507 heures en question représentent le nombre d’heures salariées, elles ne comprennent pas celles passées au travail technique (du corps, de la voix, d’un instrument, etc.), aux répétitions pour l’élaboration des spectacles (très rarement payées), à la recherche des contrats, des auditions, etc., autant de tâches que l’intermittent doit accomplir durant sa période “inactive” (d’où nos guillemets). De plus le cachet, qui représente un maximum de douze heures “officielles” de travail, est la rémunération d’une prestation globale bien plus importante : le spectacle, mais aussi les répétitions sur place, l’installation et le rangement du matériel, le temps de déplacement même si l’on vient de l’autre bout de la France…


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L.J. & L.P.



1. Sont concernés par le statut d’intermittent du spectacle : d’une part les artistes du spectacle employés en CDD, qui dépendent de l’annexe X de l’assurance-chômage ; d’autre part les ouvriers et techniciens employés en CDD, par une entreprise du spectacle, de la production, du cinéma, de l’audiovisuel, de la radio ou de la diffusion exerçant dans un secteur d’activité spécifique. Leur fonction doit figurer sur une liste jointe à l’annexe VIII dont ils
dépendent.

Date de création : 03/04/2005 @ 16:31
Dernière modification : 17/12/2005 @ 19:33
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