Joris, Musicien de rue
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Joris, Musicien de rue

Liberté, frugalité…




Joris joue régulièrement à Clermont depuis une dizaine d’années ; quel flâneur du centre ville n’a jamais eu l’oreille chatouillée par une de ses mélodies irlandaises exécutées à la cornemuse ou au violon ?
La musique dans la rue l’a fasciné dès son plus jeune âge, et à 11 ans il faisait ses premières armes dans la région de son village natal au sud des Pays-Bas. Il quitte le foyer familial à 14 ans, et arrive à Clermont un an plus tard sans un sou en poche et sans parler français. Après une période d’errance, il reprend ses instruments pour gagner sa vie et rester indépendant. Depuis, il joue pratiquement tous les jours dans les rues, juste « de quoi faire ma vie pour la journée, manger et boire un coup ».


Sans domicile fixe par choix, il limite ses besoins financiers au strict nécessaire. Il travaille plus ou moins longtemps et gagne parfois de l’argent pour quelques jours d’avance selon le contexte : la météo, s’il joue bien, si ses instruments sont accordés correctement, s’il y a d’autres personnes dans les environs qui jouent aussi ou qui font la manche, si la rue est fréquentée, etc. « Il peut se passer une heure sans qu’une pièce tombe, mais comme ma musique progresse, c’est de plus en plus rare. Je veux faire une musique qui égaye le quotidien, et les gens sont plutôt contents de l’entendre ; ceux qui n’aiment pas passent et ceux qui aiment me remercient avec un sourire, un salut ou une pièce ». Il est en général toujours accepté là où il s’installe : « Les musiciens de rue sont plutôt bien tolérés dans les villes ».


Souvent Joris déserte les rues clermontoises pour promener sa musique ailleurs en France, ou dans d’autres pays d’Europe, selon où le mène son pouce ou son vélo. « Je joue là où je me sens bien, où ça m’inspire, où les gens sont proches et où il n’y a pas trop de bruit. Par exemple, le métro parisien est le dernier endroit où j’irais ! » Les villes françaises manquent à son goût de véritables zones piétonnes : « la pollution des automobiles est aussi sonore, et les Français devraient se mettre un peu plus au vélo ». Il a cependant trouvé quelques coins abrités à Clermont, et apprécie les ambiances comme celles du marché ou des puces.


De temps en temps, on lui propose de jouer pour des anniversaires, des mariages, des fêtes médiévales, dans des bars, ou même dans des formations… Il accepte parfois avec plaisir, mais ce qu’il aime avant tout dans son métier c’est « être tranquille dans mon coin, ne rien demander à personne et faire ce que je veux, comme je l’entends ».


L.P.

Date de création : 03/04/2005 @ 14:08
Dernière modification : 17/12/2005 @ 19:20
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