Julien, de l’intérim au CDI

Après des études plutôt “chaotiques” qui ne l’ont pas mené à grand-chose, Julien a pris le chemin d’une boîte d’intérim. Il n’a pas vraiment choisi son secteur d’activité, on pourrait même dire que le secteur qui l’a choisi : sans qualification particulière, il a atterri dans une agence spécialisée en transport-logistique.
“ Pas besoin d’avoir des connaissances, il suffit d’avoir deux bras, deux jambes et de savoir s’en servir ”, dit en souriant ce grand gaillard qui n’a pas peur du travail physique. À partir de là, les missions se succèdent de façon quasi ininterrompue, parfois d’une semaine, parfois de plusieurs mois.


“ J’entends des personnes dire qu’elles ne trouvent pas de travail en intérim, ça m’étonne vraiment. J’ai toujours obtenu des missions, et toutes sur l’agglomération. Bien sûr, il faut être prêt à bouger et à suivre certains horaires. Ça nécessite souvent d’avoir un moyen de transport. Mais l’important, c’est la motivation. ”


Même si Julien considère l’intérim comme du travail “alimentaire”, c’est un système qui semble lui réussir.
“ Quelquefois, il m’est arrivé de trouver le travail trop exténuant, et je n’ai pas renouvelé la mission. Mais c’est rare, généralement on me propose des missions correctes, ce n’est pas de l’esclavagisme. Ça permet de toucher à tout, de voir du monde. Et puis ça paye bien, surtout s’il y a des heures sup’ ou du travail de nuit. Il faut savoir s’adapter, et faire preuve de bonne volonté.
En tout cas, c’est un bon portail d’entrée pour ceux qui n’ont jamais travaillé ou qui n’ont pas de qualification.


” Depuis novembre dernier, Julien travaille en CDI comme préparateur de commande, dans une entreprise où il a d’abord été intérimaire.
“ C’était la première fois que j’y venais, et on m’a assez vite proposé un contrat à durée indéterminée. Pas besoin de passer un entretien d’embauche ou d’écrire un CV, le patron juge la valeur du travail effectué sur place. L’intérim sert de “période d’essai”. Ça va me permettre de souffler un peu, d’avoir un emploi stable. Ça faisait quatre ans que je travaillais en intérim, sans prendre de vacances. Quand on est jeune, ça va, mais au bout d’un moment on en marre. Et puis on veut évoluer. ”


G.T.


Date de création : 13/10/2004 @ 17:47
Dernière modification : 30/01/2005 @ 19:47
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