Kim, Driss et Sakina posent leur valise

Sakina, 34 ans, a vécu dix ans à Paris, où elle est venue d’Algérie en 1990 pour se marier. Elle ne l’est plus, mais elle a quatre enfants : “ Ils sont nés ici, font leurs études, donc je reste en France. ”
Une copine lui a parlé de l’action Vaucanson. “ Je m’exprimais mal en français, même si je l’avais déjà un peu étudié à l’école. Le plus important pour s’insérer, c’est la langue, et ensuite le travail – en Algérie, j’étais vendeuse.
Ici, on est bien entouré par les formateurs, et à la maison mes enfants m’encouragent beaucoup pour apprendre le français. ” Son projet : travailler dans une école maternelle, “ ça fait longtemps que j’y pense. ”


Kim, 45 ans, a quitté Danang, au Vietnam, pour venir en France voilà plus de trois ans avec son mari et ses deux enfants.
“ On est venu pour le travail. Au début je ne faisais rien, je me sentais très seule : je ne parlais pas du tout la langue, je n’avais pas d’amis… ” Elle s’inscrit à l’ANPE, qui l’oriente vers plusieurs organismes (GRETA, maison de quartier de la Fontaine du Bac…) ; elle arrive ainsi à Vaucanson. “ Pour bien m’intégrer dans la vie, le plus important est d’apprendre le français, d’avoir des contacts avec les autres et de faire des activités...
"Aujourd’hui, en plus de celles de Vaucanson, Kim chante à la Fontaine du Bac, fait de la vidéo à Saint-Jacques…
Le Vietnam lui manque toujours un peu – “ surtout le sentiment de ma famille, et les fêtes : le nouvel an vietnamien ici, c’est triste ” –, mais elle reste en relation fréquente avec ses proches, par courrier et par Internet. Kim veut encore perfectionner son français ; mais quand elle donne tous les détails du menu qu’elle a préparé en tant que “chef du jour” de l’atelier cuisine, elle s’exprime déjà très bien…


Driss a 33 ans… et beaucoup de “tchatche”. “ Je suis dynamique, dit-il comme pour s’excuser, je ne peux pas rester sans travail. ”
Il est pourtant bien obligé, pour l’instant. Il est venu de Tanger, au Maroc, voilà bientôt cinq ans : “ Je ne parlais pas un mot de français, je n’ai jamais été à l’école ; mais je cherchais un pays libre, démocratique, pas fermé. ”
Il commence par faire des déménagements, puis travaille dans les travaux publics, enfin comme couvreur-zingueur. “ J’ai eu un accident du travail en novembre 2002, et le médecin m’a interdit de travailler à l’extérieur ; j’attends une autre opération.
Alors j’ai du temps, et je suis venu ici pour apprendre le français et chercher un autre métier, peut-être chauffeur-livreur ? Ça se passe bien avec les formateurs, c’est pas trop difficile. J’ai été très surpris de découvrir des gens avec treize nationalités différentes, et on vit ensemble comme dans une famille… Treize cultures dans 25 m2 : je trouve le monde petit ! ”


Date de création : 27/06/2004 @ 17:17
Dernière modification : 17/11/2004 @ 21:01
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