“Miss Sourire” et les piqûres

Si vous voulez une infirmière qui sache délicatement tâter la peau avec une seringue, c’est vers Odile Vernadet qu’il faut se tourner : « je ne supporte pas que les gens aient mal » assure-t-elle, le regard balayé par un sentiment d’angoisse.
Odile travaille au CHU de Clermont-Ferrand où elle a connu différents services, d’abords comme aide-soignante, de 1988 à 1991, puis comme infirmière à partir de 1994. Et s’il fallait remonter le temps encore un peu, avant 1983 par exemple, Odile travaillait aux “trois huit”, à la chaîne dans une usine : « J’ai encore le bruit de ma machine dans les oreilles » dit-elle tout en les pinçant.


En 1984, elle profite de la “loi Delors” pour se faire financer la formation d’aide-soignante qu’elle choisit « un peu par hasard : il me fallait une formation qui entre dans les critères requis par la loi ». Entre 1988 et 1991, Odile est aide-soignante en “réa”, puis aux urgences.
Elle a trente trois ans lorsqu’elle décroche le concours d’entrée à l’école d’infirmière de Clermont-Ferrand. Elle obtient son diplôme au bout des trois années de formation. Devenue infirmière, elle part au service des soins palliatifs (où elle accompagne les malades vers leur mort, essayant tant bien que mal d’apaiser les souffrances).
Depuis, Odile éprouve beaucoup de respect et de tendresse pour les malades et voit son métier comme un partenariat avec eux : « La gageure est d’installer une relation de confiance avec le patient en un laps de temps très limité, souvent le matin lors de la prises de sang ! Alors j’arrive en souriant, avec un mot sympathique pour mettre à l’aise. D’où mon surnom de “Miss Sourire”.
C’est important un patient qui a confiance car il sait plus facilement décrire ses maux, ce qui nous permet de trouver plus facilement le soin adéquat ».
Et même si les conditions de travail se sont alourdies à cause d’un manque de personnel soignant, les plaisanteries avec les malades, les pansements qui évoluent bien, la solidarité dans l’équipe sont autant de joies qui font dire à Odile qu’elle ne saurait les retrouver ailleurs.


R.M.P.


Date de création : 28/04/2004 @ 18:46
Dernière modification : 25/09/2004 @ 18:44
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