Courrier des lecteurs

Rémunérer les bénévoles ?


Étant RMIste, je reçois votre revue sans la demander. Passons sur l’article sur l’école et la formation, qui ne m’intéressait pas plus que cela, n’étant absolument plus concernée. J’ai cependant beaucoup apprécié la remarque du “jeune” qui réalisait que l’échec scolaire n’est pas forcément dû qu’aux profs… À faire lire par beaucoup, si possible avant d’avoir à les intégrer dans des formations de la “dernière chance”.


J’ai par contre “bondi” à l’article de demande de bénévoles… En cette période de croissance galopante du chômage… Je tiens juste à signaler que j’ai fait beaucoup de bénévolat, mais là ma préoccupation est de trouver du travail, un vrai et après pourquoi pas envisager d’aider mon prochain. Je tiens juste à signaler que j’ai un bac +5, en archéologie, et que je n’ai pas d’emploi parce que le gouvernement ne donne pas les fonds nécessaires à mon embauche (j’ai travaillé pour une entreprise gouvernementale sans être fonctionnaire). Certains de mes amis sont dans le même cas que moi, dans des filières aussi diverses que la biologie ou l’informatique, si, si, c’est possible. Mais j’espère qu’en ce qui me concerne cette aide sera temporaire.


Aussi si je suis contre la décentralisation du RMI, entre autres réformes, pourquoi ne pas obliger les RMIstes professionnels, ceux qui se sont enlisés dans l’aide facile, à travailler 2 jours par semaine pour leur département (remplacement au pied levé d’agents de collectivité malades par exemple), ce qui correspondrait environ à l’aide touchée… Et en cas de refus de supprimer cette aide, histoire de motiver par le bâton ceux qui n’ont plus le courage de se bouger. Et je suis peut-être un peu idéaliste, pardonnez mes 26 ans, mais si l’état rémunérait vraiment les bénévoles ? Ou permettait à des associations de le faire ? Un SMICard n’a-t-il pas plus les moyens de consommer qu’un RMIste ? Et n’y a-t-il pas des impôts en ce cas, qui permettent au gouvernement de “rentrer dans ses frais” ?


Merci à vous et bonne continuation.


Ch. F.


Contrepoint


Diplômé bac + 5 scientifique, je touche le RMI depuis maintenant deux ans. Comme beaucoup de jeunes diplômés universitaires, je n’ai pas obtenu de contrat de travail suite à mes nombreux stages en entreprise. Malgré mes efforts (concours, formations professionnelles, ateliers d’insertion…), me voilà devenu un “RMIste professionnel”, car je cherche encore à utiliser au mieux mes connaissances et à réussir ma vie.


Mettre au travail les RMIstes, pourquoi pas, à condition d’employer les compétences des chômeurs de façon adaptée. Tous les demandeurs d’emploi n’ont pas les aptitudes requises pour occuper les emplois vacants dans la fonction publique ou dans les secteurs “sinistrés” (bâtiment, hôtellerie, santé…). Par ailleurs, il me semble discutable d’obliger des diplômés bac + 4 ou 5, qui ont investi une partie de leur vie dans les études, à occuper des postes qui ne demandent pas ou peu de qualifications (ce que beaucoup de diplômés redoutent avec l’application prochaine du RMA).


L’équation un emploi vacant = un RMIste n’est pas aussi simple à résoudre qu’il y paraît, sans une politique solide de formation et d’accompagnement des demandeurs d’emploi.


G. T.


Date de création : 01/02/2004 @ 18:23
Dernière modification : 30/01/2005 @ 21:40
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