Quoi de neuf ? - Ecole : les voies de l’insertion

Ecole : les voies de l’insertion

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Pour les enfants du CADA, l’école est à 5 km, à Aigueperse. Chaque année, huit à douze nouveaux arrivants sont accueillis. Pour que ce soit dans les meilleures conditions, le directeur Éric Champion a demandé en renfort un assistant d’éducation spécialisé en “français langue étrangère”, qui travaille avec de petits groupes. « C’est rapide : en six à neuf mois, chacun est à peu près autonome en français. Ils sont un ou deux par classe – pas de ghetto à l’école. On intègre aussi les parents pour qu’ils suivent la scolarité et puissent en décider comme les autres ; s’il le faut, le CADA fournit un interprète. Aux fêtes de l’école, ils participent, donnent un coup de main. »

C’est après un premier refus d’asile envers une famille du Kosovo, laissée dans l’espoir pendant quatre ans pour s’entendre dire NON, que le directeur réagit. Lors de la fête de l’école, il informe parents d’élèves et enseignants. Suit une pétition de 3 000 signatures, et un collectif naît, « pour fabriquer du lien avec les familles » et les soutenir, devenu depuis une association, le CEDABA1. « C’est difficile pour un enseignant de rester neutre, de ne pas avoir une relation affective avec ses élèves », dit le directeur qui est aussi instituteur en CE2. « Les enfants, ça les travaille de se savoir renvoyés de France. Quand l’un d’eux écrit sur son ardoise “Je suis français”, pas possible d’être un simple technicien pédagogue ! »

Confrontés à la situation des familles déboutées, les parents d’élèves, indignés, se disent eux aussi qu’il faut faire quelque chose : des parrainages par exemple, des aides à toutes les démarches et aux déplacements.

Il y a une prise de conscience générale, aussi bien avec les commerçants qu’avec les élus du bassin… « C’est un peu sorti de l’école maintenant, les gens comprennent mieux les demandeurs. Ça nous tient à cœur, si on peut faire avancer les choses ! Il faut travailler, il faut “labourer”, pour que les gens se rendent compte de ce qu’est le droit d’asile, de son importance pour la démocratie. » Pour que tous les enfants, du CADA, d’Aigueperse ou des environs, ne soient pas dépossédés de leurs origines, sachent d’où ils viennent et mettent tout cela en commun, les enseignants travaillent pour 2009-2010 à un projet “Patrimoine, culture et art”, qui abordera des sujets variés : les transports, la gastronomie, les contes… dans chacun des pays dont ils sont issus.

M.L.

1. Collectif d’entraide aux demandeurs d’asile du bassin d’Aigueperse, contact : courriel

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Date de création : 22/05/2009 @ 14:53
Dernière modification : 22/05/2009 @ 14:53
Catégorie : Quoi de neuf ?
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