Dossier - Chantier de femmes... Les repasseuses

Chantier de femmes…

En 1945, des femmes issues de la Résistance créaient l’Union des Femmes Françaises qui eut des ramifications, dont l’association clermontoise née en 1983 à Champratel. « On s’appelle aujourd’hui Femmes solidaires », explique Claudine Martin, présidente de l’association qui s’occupe notamment d’insertion professionnelle… au féminin.

« L’ancien nom n’était plus adapté dans un quartier comme celui-ci. On fait énormément de social, peu de revendicatif. Nous défendons les droits des femmes mais aussi des familles, des enfants, un droit au travail pour tous, et surtout la paix dans le monde ! » L’association, au début, s’est implantée en faisant de l’aide aux personnes pour les démarches administratives, ce qui se fait toujours à la permanence (voir plus bas).
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Puis a été créé un vestiaire, à partir duquel est née une forte demande des femmes du quartier pour un service repassage et couture. « J’étais surprise, je ne m’y attendais pas, » raconte la présidente, « depuis le début cette demande des gens du quartier reste vraiment constante. » De plus, par le bouche à oreille, l’activité de l’atelier s’est élargie : des conventions ont été signées avec des entreprises et des comités d’entreprises (Chibret, EDF, Michelin…) Si on ajoute l’atelier couture, le vestiaire, des bourses (voir agenda p. 12), les recettes de l’association permettent d’employer trois personnes en CDI – mais pas d’acheter un ordinateur, pourtant bien nécessaire.

Le goût est pris…

Femmes solidaires, c’est également un chantier d’insertion (voir page suivante), financé par le Conseil général et l’État. « On tient à ce que ça reste un chantier de femmes, » affirme Claudine, « cependant ces contrats ne durent qu’un an, c’est trop court ! C’est efficace pour l’insertion sociale mais encore loin de l’insertion professionnelle. » Certaines salariées ont vécu des moments difficiles, sont isolées : ce travail leur permet d’avoir une vie sociale – « rencontrer du monde ! » –, de s’approcher du monde professionnel, et pour les étrangères d’apprendre un peu la langue française. C’est souvent leur premier travail – ou alors ça faisait longtemps… Problème : après Femmes Solidaires, il n’y a pas vraiment de débouchés. « Mais on s’aperçoit qu’elles se mettent à chercher du boulot », constate Claudine Martin, soucieuse de leurs difficultés : « Apparemment ça leur manque, elles ont pris goût à l’activité. Il faudrait qu’après, elles puissent intégrer un autre chantier, plus près de l’emploi… »

M.L.

Femmes solidaires, 16 rue de Flamina, 63100 Clermont,
tél. 04 73 24 74 90 ; permanence de l’association le jeudi matin au 24, rue de Flamina.

Les repasseuses

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L’atelier de repassage au sein de Femmes solidaires, dirigé par Agnès Baron, compte huit salariées en contrat d’avenir d’un an. Pour chercher un autre emploi par la suite, elles sont suivies par l’association Inserfac qui les aide à la rédaction de CV, de lettres de motivation ainsi que pour la recherche d’emploi et de formation sur Internet. Elles viennent de toute l’agglomération pour accomplir leur travail de repassage. Quant à l’organisation des tâches, chacune est responsable d’un groupe d’adhérents, et fait l’inventaire au début puis à la fin, de façon à réduire le risque de perdre des habits. De plus, chacune est responsable de son fer à repasser. L’atelier compte aussi une couturière, Anissa Faquira. Elle est la plus ancienne, étant dans les lieux depuis 1996 ; elle a pu apprendre le français, a passé son permis de conduire puis suivi une formation en couture. Elle participe aussi au repassage lorsqu’elle n’a pas de retouches à faire. Pour l’instant donc, Anissa, Aimée, Marie, Salira, Oihida, Djeyandy, Sylvie et Sevgul forment l’équipe de “repasseuses de choc” de Femmes solidaires.

Cy.D.


Date de création : 21/05/2009 @ 17:23
Dernière modification : 21/05/2009 @ 17:23
Catégorie : Dossier
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