Méli-mélo - Kandid, les tribulations d'un Auvergnat en chine

Kandid, les tribulations d'un Auvergnat en chine

Kandid est un voyageur. Même s’il aime retrouver ses racines campagnardes et auvergnates, il s’est construit autour du mouvement. Une enfance musicale bercée de la musique parentale (Brel, Brassens, Ferré…), l’initiation à la batterie, la découverte du rock’n’roll l’amènent, au sortir de l’adolescence, à cheminer le long d’un axe sonnant comme un match de coupe d’Europe de foot des années soixante-dix : Saint-Etienne-Manchester. Après la fac dans la Loire, c’est à Manchester que Nicolas Driot deviendra Kandid. En 2004 c’est “Premiers Pas”, recueil intimiste, réalisé avec l’aide de l’ex-complice de Jean-Louis Murat, Denis Clavaizolle. Des premiers pas qui l’entraînent sur les routes de France pour plus de 250 concerts, dont des premières parties de Raphaêl, Miossec, les Elles, Daniel Darc, Pauline Croze…

Au printemps dernier, à l’invitation de l’Alliance française, il se rend à Shanghai pour une série de concerts, rencontrant des étudiants chinois francophones, conquis par sa musique et ses textes. Cette confrontation de deux mondes extrêmes restera un grand moment. « Shanghai, c’est la modernité extrême qui côtoie le Moyen âge. J’ai beaucoup aimé ces les tribulations d’un Auvergnat en Chine contrastes. » Rencontres, voyages, écoute, Kandid continue sa route, tranquillement. Mais son sac est plein de souvenirs, d’émotions, de questions. Il a tout mis en musique, prêt maintenant à les chanter – avec Bénédicte Piat (violoncelle et claviers), Thierry Astruc (batterie et claviers), Antoine Saliva (basse, mélodica et glockenspiel). À qui veut l’entendre…

L.R.


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À qui veut l’entendre, album à écouter…

En termes de critique musicale, il est un passage obligé qui consiste à saluer la dernière création d’un artiste d’un “c’est l’album de la maturité”, pour le moins clichesque. Pourtant le nouvel album de Kandid, À qui veut l’entendre, semble (déjà) celui-ci. Sous des faux airs de gentille pop sucrée que l’on se surprend à fredonner, des paroles ciselées et acérées, que Kandid susurre dans une apparente béatitude. De ces thèmes éternels que sont l’amour et l’absence, il crée une improbable ambiance où les mots du désespoir rebondissent et sautillent sur de légères mélodies.
pochette kandid.jpg

« J’ai falsifié l’autopsie de mon infinie tristesse, mourir d’amour me réussit, je reprends de la vitesse… Moi je suis prêt à prendre la place du mort, à prendre la pose dans tes bras, embrasser l’envers du décor et laver mon cœur dans l’au-delà. » À n’en pas douter, La place du mort a l’étoffe d’un tube, chanson à contresens sur la route de l’amour. Comme cette “Berceuse définitive”, rupture par anticipation et dont la ritournelle ne nous fait pas trouver le sommeil, troublés que nous sommes par d’inquiétantes questions.

Une production parfaitement dosée, dans les studios franc-comtois de Christophe Darlot, pianiste d’Aldebert : la participation dudit Aldebert, la guitare de Jef Chalaffre (Lorlanj) donnent à cet album une atmosphère particulière, pop folk parfois champêtre et parfois sombre, quand le simple reflet changeant d’un mot sur la musique passe en un instant de l’aube d’été au brouillard d’automne.

L.R.


Date de création : 26/02/2009 @ 11:42
Dernière modification : 26/02/2009 @ 11:42
Catégorie : Méli-mélo
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