Quoi de neuf ? BAFA - Avis de connaisseurs : attention, c’est du réel…

Avis de connaisseurs : attention, c’est du réel…

Pierre-Emmanuel Decroix, chef de projet création d’entreprise au Conseil général1, qui instruit les dossiers de création d’allocataires des minima sociaux, rappelle qu’on crée son entreprise pour en vivre, ce qui nécessite un fort investissement personnel : « Il ne s’agit pas d’une activité annexe. Même si elles demandent un accompagnement particulier, les entreprises créées par les allocataires du RMI ne sont pas des entreprises au rabais. »

Sandrine Barrière en sait quelque chose. Responsable d’Appuy Créateur2, une coopérative d’activité et d’emploi qui permet aux créateurs de tester leurs projets, elle prévient : « Il faut se méfier de ce qui est trop simple ! Si l’État sacrifie la TVA pour les micro-entreprises, c’est qu’il s’y retrouve sur le système du forfait. » Les dispositions du statut d’auto-entrepreneur lui semblent plus acceptables, mais elle craint que les gens ne soient incités à se lancer sans être accompagnés : « Or, quand on est au chômage depuis longtemps, on a déjà l’impression que son travail ne vaut pas grand-chose. Si les personnes échouent, ça peut les enfoncer encore plus. Le plus compliqué, c’est de trouver des clients, de savoir ce qui va se vendre et à quel prix. »

Même constat pour Nathalie Castanet de Coagir633, une autre couveuse d’entreprises : « Nous permettons aux créateurs de réfléchir au marché et de tester leur capacité à entreprendre. Les allocataires qui nous contactent renoncent souvent car ils ont d’autres priorités : difficultés financières ou familiales, soucis de santé ou de logement. Le statut d’auto-entrepreneur est tout de même intéressant, ça va sensibiliser les gens, et peut-être les encourager à venir nous voir. » Un optimisme partagé par Xavier Fabre de l’ADIE association qui propose du microcrédit aux personnes en difficulté : « Créer son entreprise peut permettre de rompre avec la succession d’emplois précaires et de gagner en stabilité. Tout le monde n’est pas fait pour ça, mais si une personne a un bon projet et qu’il lui manque 500 euros pour le réaliser, c’est dommage ! » D’autant plus que l’expérience de l’ADIE4 montre que les allocataires remboursent leurs emprunts aussi bien que les autres : « La plupart sont bien dans leur métier, leur savoir-faire. Reste qu’être entrepreneur, c’est autre chose. »

L.C. et C.D.

1. À contacter par le biais des assistantes sociales de circonscription.
2. Centre Victoire, 1 avenue des Cottages, 63000 Clermont-Fd, tél. 04 73 93 02 29.
3. Coagir 63, 22 avenue du M -Leclerc, 63110 Beaumont, tél. 04 73 35 15 60.
4. ADIE, 72 avenue d’Italie, 63000 Clermont-Fd, tél. 04 73 17 02 26.

Date de création : 24/02/2009 @ 17:17
Dernière modification : 25/02/2009 @ 16:09
Catégorie : Quoi de neuf ? BAFA
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